Le Tableau de Bord des Licenciements de la Silicon Valley
TechCrunch vient de lancer le Tableau de Bord des licenciements de la Silicon Valley. A vrai dire, je me demande un peu quelle est son utilité à part garantir un certain traffic à TechCrunch. En tout cas Seesmic aura été la première startup après Ebay qui n'en est plus une depuis longtemps) à réagir et à adapter la surface de la voilure à la tempête. Je vous suggère simplement de ne pas interpréter ce tableau comme celui des échecs, il est représentatif à mon sens des entreprises qui réagissent le plus vite. Je suis capable de citer des dizaines d'entreprises qui n'ont devant elles que 6 à 12 mois de cash avant d'aller directement dans le mur. La plupart d'entre elles n'ont d'ailleurs pas licencié, elles ne sont pas dans ce tableau, et ce sont pourtant celles qui sont le plus risquées. Seesmic a plus de trois ans de cash devant elle et la raison pour laquelle j'ai du procéder à cette triste décision est justement de "lever des fonds en interne" en réduisant les frais. Trois ans c'est beaucoup et associer une situation d'échec à la necessité de se séparer malheureusement d'une partie de l'équipe pour assurer la survie de l'entreprise et du reste de l'équipe serait une erreur profonde. Seesmic est au contraire en position de force pour traverser la crise désormais et même si beaucoup de challenges nous attendent, trois ans pour réussir c'est beaucoup. Avis à ceux qui annoncent l'échec de mon entreprise, il vous faudra attendre trois ans de plus pour cela et j'espère bien vous donner tort. Ne pas confondre échec et adaptation à un contexte économique difficile, merci.









