Le compliment de Benoît Thieulin (PS) dans La Femme Fatale
Dans le livre sur Ségolène Royal de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, La femme fatale, page 89, le passage qui décrit comment Benoît Thieulin s'est inspiré de la campagne américaine de 2004 de Howard Dean (reconnaissant au passage que Ségolène Royal n'a rien inventé avec ses débats participatifs) et commente le lancement de désirs-d'avenir:
Le jeune homme [Benoît Thieulin] a l'intuition que le temps des blogs politiques est dépassé. "C'est le degré zéro de l'Internet politique", explique t-il. Il les laisse à Alain Juppé et d'autres. "Le blog de Loïc Le Meur, celui de Jean Quatremer, ça, en revanche, c'est plus important que les pages Inter des journaux. Beaucoup plus prescripteur". Sophie Bouchet-Petersen approuve: "Il ne faut surtout pas "ma gueule, ma bio, ma pensée qui dégouline, mes maîtres et mes modèles à penser". Le 10 février 2006, après six versions différentes, Benoît Thieulin lance la plateforme des débats participatifs du nouveau site. "J'ai acquis la conviction que les citoyens, lorsqu'un problème est vécu ou lorsqu'un progrès est espéré, sont des experts légitimes de la question posée, y écrit la députée des Deux-Sèvres pour l'inaugurer, en février 2006.
Ravi de lire un tel compliment ! J'ai toujours eu beaucoup de respect pour le lancement de Désirs d'avenir, je l'avais d'ailleurs annoncé sur mon blog, un peu moins pour le programme du PS qui en avait résulté ou le fait que le fameux livre qui devait en provenir n'est jamais sorti. Mais je dois saluer l'initiative de Benoît et reconnaître aussi à Ségolène Royal d'avoir mis l'idée de construire avec les internautes au centre de sa campagne. Il fallait oser. Au plaisir de recroiser Benoît et merci encore pour le compliment.
Pour moi le bilan de cette campagne restera que l'Internet est resté un (petit) sujet de communication pour tous les candidats. Ils ont malheureusement raté l'essentiel, sa capacité à construire un véritable secteur économique capable de créer des centaines de milliers d'emplois, qui n'a jamais été un sujet ni pour les candidats, ni pour la presse. J'espère que Nicolas Sarkozy ne le ratera pas, mais maintenant qu'il est élu je peux ranger mon militantisme momentané de côté et attendre de voir la suite des événements en gardant confiance, ses priorités sont ailleurs pour le moment.








