La grande leçon du Web 2.0
Vous n'y comprenez rien ou pensez que c'est du buzz (comme la personne à qui je pense là) ? Et bien lisez attentivement, la même chose que Digg risque de vous arriver. Je sais de quoi je parle cela m'est arrivé aussi d'une certaine manière à ma conférence LeWeb3 et j'ai appris "the hard way" que quand on met l'utilisateur au centre, il y reste, et il ne faut pas l'oublier.
Tristan Nitot (lisez en entier aussi) à propos de 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0:
"Il y a une deuxième leçon, c'est celle du Web 2.0. Peut-être connaissez-vous digg.com, un site où l'actualité est publiée et filtrée par les utilisateurs. Digg.com a subi une véritable révolte de ses utilisateurs. Voici comment ça s'est passé :
1. un utilisateur veut publier une dépêche contenant la clé (c'est interdit).
2. l'équipe dirigeante de Digg.com décide de supprimer la dépêche, malgré des milliers de votes pour qu'elle figure sur la page d'accueil. Le compte de celui qui l'a publiée est fermé.
3. le directeur des opérations de Digg.com publie un billet pour expliquer la situation et déclare que toutes les dépêches sur ce sujet sont retirées et les comptes fermés.
4. Les utilisateurs et lecteurs de Digg.com ne l'entendent pas de cette oreille et publient massivement des dépêches interdites.
5. Digg.com se trouve dans une position où il faudrait donc fermer le site à toute la communauté des gens qui publient.
6. Digg.com fait marche arrière. Son fondateur, Kevin Rose, publie un billet affirmant vous preférez voir Digg fermer plutôt que de plier aux exigences d'une entreprise plus grosse. Nous vous avons entendu (...).
C'est très intéressant de voir comment les utilisateurs, qui sont le moteur du site, peuvent prendre le pouvoir quand les instances dirigeantes sont d'un avis contraire. Ce qui vient de se passer est très bien : faisant d'une pierre deux coups, on vient de démontrer l'aberration des lois scélérates protégeant les DRM, tout en rappelant que quand on met l'utilisateur au coeur d'un système, il faut se souvenir qu'il peut demander des comptes..."








