11/09/2006

Cocorico

HEC première business school en Europe selon le Financial Times.

Disclosure: je suis ancien HEC et pour la compétition entre les écoles (toutes) donc contre la carte scolaire, cela ne vous surprendra pas. En revanche je suis aussi pour un plus fort soutien financier pour un accès plus facile aux classes préparatoires et aux grandes écoles aux familles dont les enfants en ont le niveau académique mais pas les moyens financiers.

La compétition des écoles tire les élèves vers la haut et la culture du résultat augmente le niveau global

Marre du nivellement par le bas

MOUTON NOIR, le 11/09/2006 à 17:58

Et que penses tu du fait que c'est dans les familles qui ont les moyens financiers, que l'ont retrouve le plus d'enfants qui ont le niveau académique et vice versa ?

efaux, le 11/09/2006 à 17:59

Moi je félicite la politique menée par Sciences Po, qui accorde un nombre de places réservé à des gens issus de milieux défavorisés (sous contrainte de résultats quand même)...car le dossier scolaire est la condition sine qua non pour y accéder...

osmany, le 11/09/2006 à 18:00

Vive la discrimination Positive !

MOUTON NOIR, le 11/09/2006 à 18:01

Tout à fait ... et puis vivement de vraies bourses pour les préparationnaires. C'est pas ce que nous donne le Crous qui suffit pour pyaer les livres et les concours... Enfin ça ne concerne pas que la filière HEC.

Juklien, le 11/09/2006 à 18:20

Vive la france!

En effet, je crois que nous pouvons etre fier de la France!
Les diplomes français sont donc bien valorisés et le travail a l'étranger devient plus facile.

Cependant, force est de constater que dans les pays anglo-saxon, le diplome n'est pas une finalité comme chez nous, seul compte la capacité:
-tu es bon: tu restes
-tu es mauvais: tu sors

Bref, ceci reste une bonne nouvelle pour nous!

TomcaT, le 11/09/2006 à 18:34

Un classement des programme Masters... Malin ça... Voir Grenoble 3ème Business School européenne me fait doucement rigoler. Et le problème reste que les programmes MBA ne sont pas pris en compte. Pourquoi la LSE arrive péniblement dans le top 10 ? Parce que c'est son programme MBA qui fait sa véritable force, non son programme Master...

Bizarre, le 11/09/2006 à 18:52

La compétition entre écoles... oui mais si elles ont le même budget car je vois mal l'ESCI Bourg en Bresse rivaliser avec EM Lyon même si bon nombre d'intervenants sont communs aux deux.

Mais quelque chose me dit que j'aurais du rester dans mon village: Grenoble vu le niveau présumé de l'école.

Obanne, le 11/09/2006 à 19:08

bizarre : ce que le classement appelle "master in management", c'est le cursus classique, pas les masters spécialisés. C'est vrai que ça prête à confusion. De toute façon, la pertinence des classements est une donnée très variable selon la place de l'école d'affinité du lecteur...

fred, le 11/09/2006 à 19:20

wep, certes, d'accord.

Mais ce qui me gène, c'est que l'EN, ça doit rester un ministère régalien, non ?

Vicnent, le 11/09/2006 à 19:41

L article parle plutot du Master, mais ca fait quand meme plaisir :)

ouriel, le 11/09/2006 à 20:17

Ouais, bien joué les français. On peut faire le même travail sur les écoles d'ingénieur je pense que les français ne seraient pas mal aussi. Il y a de très bonnes écoles en france il faut s'en féliciter.

Si seulement les facultés pouvaient rattraper leurs retards ... avec des discours tels que ceux de l'UNEF c'est pas gagné (Petite citation de Bruno Juliard : "La faculté n'est pas faite pour former à l'emploi mais pour former des citoyens.. Il faut refuser l'entrée des entreprises à l'université" ! OK MEC SORT DE TA COQUILLE!)

Pour ceux qui imaginent que les grandes écoles sont réservées aux élites. Certes c'est un fait la proportion est encore importante, mais toutes les portes sont ouvertes, il faut croire en ces chances ! Pour ma part je suis fils d'ouvrier de campagne et j'ai réussi à faire malgré tout une grande école ! Bon ok tu commences dans la vie et tu as des Milliers d'euros de crédit mais ca en vaut la peine !!! Il faut juste se bouger le cul !!

Il faut tirer la jeunesse vers le haut !!!

Seb, le 11/09/2006 à 20:34

Pas juste, les junior school des marketeux font beaucoup plus facilement du chiffre que nous, pauvres ingénieurs

(mon école a pourtant une grosse junior entreprise, mais nos chiffres ne sont pas les mêmes que nos amis les commerciaux !)

matt, le 11/09/2006 à 21:13

Bizarre mais quand tu sors d'une grande école et que tu vas voir ailleurs, ils sont un peu sidérés par notre système de grandes écoles, en fait, un certain nombres n'en comprennent pas vraiment l'intérêt... (bon, ce n'est pas dans le secteur commercial mais scientifique) et je suis pas loin de penser qu'ils n'ont pas tord...
D'un autre côté, je ne connais aucun ancien HEC qui serait devenu milliardaire en lançant un moteur de recherche sur internet, faut plutôt aller du côté de Stanford... ;)

Erasme, le 11/09/2006 à 21:26

Le sujet est la concurrence entre les écoles pour tirer vers le haut le niveau général...Mais sur quoi juge-t-on la qualité d'une école (ou d'une fac)?
Réponse : Sur sa réputation et son réseau plus que sur la qualité du programme...

La réponse à cette question pose deux problèmes:

-Comment en est on arrivé la? Des étudiants admettent que les programmes à la fac sont mieux mais postulent pour les grandes écoles sans même savoir ce qu'ils y feront...Juste pour en sortir avec une étiquette qui leur assurera des hauts revenus!Il en va de même aux yeux des recruteurs qui préfèrent les diplômés d'école.
La qualité du programme ne fait plus tellement la différence. Ici je ne remets pas en question la qualité des écoles. Je dis juste que ce n'est malheureusement pas le plus important. Alors sur quoi se base cette concurrence? Selon moi sur l'argent. La réputation s'achète :Pub, relations, meetings,... Est-ce normal? Que faire? Je me trompe?

-Subventionner les familles dont "les enfants ont le niveau académique mais pas les moyens financiers"???Très bien mais selon moi cela ne résout pas le problème à la source. Les universités ne comblent pas leur retard. Le niveau des écoles augmente peut être mais cela ne représente pas le niveau général de notre pays. Dans notre réflexion, il faut inclure le public, les universités.

Car le débat devrait être Non pas la concurrence entre les écoles mais la concurrence entre tous les organismes de formation, fac incluses!

Je m'explique. D'un coté les écoles sélectionnent leurs membres et leurs demandent une participation conséquente pour se donner les moyens de leurs ambitions. De l'autre des universités qui croulent sous le nombre d'étudiants souvent mal orientés et qui n'ont pas les moyens de "s'acheter" une réputation. Je dis "acheter" car on se rend compte que l'argent fait la différence. Qu’en pensez vous ?
Ici, c’est une situation de Concurrence déloyale car les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde.

En effet, si les universités ont les moyens de former leurs étudiants dans les mêmes conditions que les écoles, la question du financement des étudiants avec peu de moyens ne se posent plus. Pourquoi ??? Parce que la fac est gratuite (Ou presque !!!).

Pour résumer, sur quoi juge-t-on qui est meilleur? La qualité ou la réputation? Comment faire pour changer les choses ?
Certes la qualité entraîne la réputation...Mais la réputation est-elle un gage de qualité surtout si celle ci est "achetée"?
Alors la concurrence? Oui mais loyale.

Avant d’aller plus loin dans mon raisonnement, j’attends vos réactions. Merci.

Jérémy, le 11/09/2006 à 21:27

Tu n'as pas tout à fait tord Jérémy mais je suis pas trop d'accord sur le jugement des écoles. Certes il y a beaucoup de la réputation mais la réputation n'est pas arrivée seule et une réputation peut se défaire avec le temps. Les différences entre les écoles et la faculté sont de plusieurs ordres qui structurent la qualité gobale de l'enseignement :

- la qualité des intervenants : Les intervenants dans les écoles sont de très haut niveau. Ils le sont aussi en faculté mais ils leur manquent le retour d'expérience, la conaissance de l'entreprise. Cest l'une des composantes les plus importante car elle structure la motivation et l'implication des étudiants.

- La place donnée aux expériences en entreprise (Stages). Sur ce point le fossé est énorme. Un étudiant ingénieur (Bac+5) fera entre 18 mois et 26 mois de stage contre plus de 2 fois moins pour un étudiant en faculté du même niveau. Le retour d'expérience demandé et la qualité de stage demandé sont aussi sans commune mesure.

- Le temps d'études : Un étudiant en écoles aura en moyenne 35 à 40 H de cours dispensés par semaine contre 25 à 30 en faculté.

- Opérationalité de la formation. Les formations dispensées en école sont bien plus tournées vers l'entreprise : Relationnel, Communication, mise en situation, management des ressources humaines, projets etc. Aspect que l'on retrouve peu à la faculté. En revanche l'université va davatange axée sa formation sur la théorie. Chacun voyant midi à sa porte mais je pense que les entreprises font très vite leur choix.

- la dimension internationale des écoles. Celle ci est à modérer car toutes ne pratiquent pas les échangent et les universités le font parfois également.Cependant de manière générale les étudiants en école sont beaucoup plus incités voir contraints à avoir une expérience à l'étranger.

Je m'arrete la je laisse à d'autres le soin de continuer. L'université a une incroyable marge de manoeuvre. Il est vrai que la séparation Ecole/Univeristé en France vue de l'etranger parait étrange car chez eux l'université joue davantage son rôle. Il est impératif et urgent que les universités se lient avec des entreprises sans quoi le fossé continuera de se creuser. Je travaille pour ma part chez un opérateur téléphonique et le fait est que sur 100 recrutements de diplomé niveau Bac +5, 95 viennent d'écoles et toujours les mêmes. Et ils ne sont pas prêt de changer car ils sont toujours de plus en plus satisfait des étudiants qui sortent de ces écoles.

Alex, le 11/09/2006 à 21:48

Un classement des meilleures ecoles de commerce europeennes qui ne dit pas un mot de l'ESSEC, je trouve ca franchement louche...

A+
P/

Philippe, le 11/09/2006 à 21:50

L'ESSEC est dans les 10 premiers Philippe (7 je crois) !

Alex, le 11/09/2006 à 21:53

Où ai-je lu que la préoccupation première des français, dans l'attente des élections présidentielles, était l'éducation? Je suppose que les français en question pensaient d'abord à l'éducation de leurs enfants aux niveaux primaire et secondaire. Or, nos responsables politiques ne semblent pas très audacieux ni très déterminés sur ces question. Quand Jacques Peyrat est devenu maire de Nice, beaucoup de gens étaient inquiets parce qu'il avait la réputation d'un homme de la droite la plus dure. Or, si je ne me trompe pas, 1/ l'éducation représente le premier budget de sa commune (comme de celle de toutes les grandes villes), 2/ je ne vois pas qu'il ait pris une seule mesure qui aille dans le sens d'une quelconque libéralisation, et qui fasse donc que sa politique se distingue de celle d'un maire communiste.
Et à présent, nous entendons M. Sarkozy appuyer les attaques de notre ministre de l'éducation contre les méthodes globales (ou mixtes) de lecture... J'aimerais que tu nous dises, Loïc, si penses que ce soit là une position libérale, digne de quelqu'un qui prétend encourager l'autonomie, la responsabilité et la liberté d'entreprise?...

Christian Jacomino, le 11/09/2006 à 22:18

ça vire limite FN ici...

mc, le 11/09/2006 à 22:29

FN tas vu ca ou ?
On est obligé de politiser tous les billets ?

Alex, le 11/09/2006 à 22:53

Lol Christian Jacomino, tu es en train de dire que demander d'enseigner une méthode de lecture plutot qu'une autre c'est contraire au libéralisme ? Eclaire notre lanterne car ton message est des plus obscure et surtout un grand n'importe quoi :p

Seb, le 11/09/2006 à 22:59

"The ranking assesses Masters in Management degrees, which differ from MBA programmes in that most students join the courses directly after their undergraduate degree; an MBA usually requires several years of work experience."

Ecoles de commerce en formation initiale.
Car au classement global des MBA (formations complémentaires post formations initiales), HEC arrive 22e (belle progression). Une autre institution française, mais internationale, du côté de Fontainebleau arrive 8e mondiale, et 1ère européenne: INSEAD.

source:
http://www.ft.com/businesseducation/globalmba2006

Rodrigo Sepúlveda Schulz, le 12/09/2006 à 01:04

@Rodrigo: Je suis d'accord avec ton constat! A ce titre, je connais bien INSEAD pour mes profs de MBA qui y ensignent et aussi par les "Executive Education" que j'ai eu a INSEAD Singapour. Sinon pour les MBAs il n'y a pas bcp de Business schools francaises dans le classement Financial Times.

Romain Guerel (depuis Pekin), le 12/09/2006 à 02:15

@Rodrigo: Je suis d'accord avec ton constat! A ce titre, je connais bien INSEAD pour mes profs de MBA qui y ensignent et aussi par les "Executive Education" que j'ai eu a INSEAD Singapour. Sinon pour les MBAs il n'y a pas bcp de Business schools francaises dans le classement Financial Times.

Romain Guerel (depuis Pekin), le 12/09/2006 à 02:15

7 écoles de commerce française parmis le top ten européen du FT,c'est très impressionant.

Adrien, le 12/09/2006 à 02:24

Ca me fera toujours autant rire ces classements ! Il suffit de cotoyer ces messieurs des grandes ecoles pour mesurer toute leur incompetence operationnelle dans un environnement autre que franchouillard.

Evidemment, lorsque l'on doit se debrouiller tout seul dans un milieu hostile et sans maitriser la langue (malgre les dizaines d'heure de cours le niveau est relativement mauvais), il ne reste plus que les reunions pour faire semblant de travailler !

L'universite a bien deux vertus communes au monde du travail : l'opiniatrete (une fois que l'on a paye les droits d'entree desdites grande ecoles, plus de probleme! Sortir de la FAC...) et le pragmatisme.

Cyril (from Tokyo ca fait hype), le 12/09/2006 à 06:48

Malheureusement seul l'insead est reconnu au niveau mondial, l'heure de chanter cocorico n'est pas encore venue.

Pour info, l'essec n'a pas présenté son programme "grande école" pour ce classement mais le master SIAI Stratégie et ingénierie des affaires internationales qui dure seulement une année.
http://econtent.essec.fr/mediaBank/ESSEC/Entrepot-doc/Actualites/CP_2005/CP_classement_SIAI_FT.pdf

Maël à Singapour, le 12/09/2006 à 12:01

@MOUTON NOIR et aux autres qui se reconnaitront :

Dans le meilleur système scolaire au monde, le système finlandais, la concurence entre établissements est proscrite.

pipo, le 13/09/2006 à 01:15

Ce que je trouve dommage, c'est que l'école est sensé nous filer les mêmes connaissances à tous. Quand je vois que les bons profs sont groupés dans certains lycées je trouve ca injuste... Ca veut dire que les profs veulent bien s'occuper des bons et pis baste ?
Pour le soutien financier, les prépas scientifiques et les Gdes écoles sont généralement publiques et on paye pas plus qu'à la fac. Concernant les écoles de commerce, c'est une pompe à fric et elles devraient rejoindre le giron public.
Je suis pour une concurrence mais que ce soit sur la base de notre niveau et pas sur la base du piston. Car il ne faut pas se leurrer, si il n'y a plus de carte scolaire, c'est ce qui arrivera. Les étudiants seront des clients et en tant que tel pourront faire valoir leur avis (pour rester correct...)
Le système actuel n'est pas parfait, car il y a ceux qui jouent le jeu et ceux qui grugent, mais en le changeant on mettra une pierre à ceux qui auraient voulus s'en sortir mais n'en ont pas forcément les moyens (financiers, intellectuels, pistons...)

taz, le 13/09/2006 à 09:30

Certains américanophiles ont cru il y a quelques années qu'il fallait s'aligner sur le modèle américain, le fameux modèle MBA. Du coup, au lieu de garder la spécificité de notre formation après le bac, nous nous alignons sur le MBA où nous ne gagnerons jamais.. (est-ce que le basket en France adopte les règles de la NBA ? Est-ce qu'on abandonne le football pour le foot américain ??...). Les américains (et c'est officiel dans certains dociments sur le web du pentagone) sachant qu'ils ne gagneraient jamais la guerre du nb contre les chinois, ont déplacé la compétition sur les normes et notamment les normes scolaires.. l'enjeu premier étant d'avoir la norme MBA américaines comme norme mondiale. Résultat pour HEC, l'école "classique" est abandonnée au profit d'un MBA dont l'objet n'est plus dans la tradition française de FORMER des gens mais devient de figurer dans des classements, de publier dans des revues (et tout le monde connait la valeur des recherches en économie ;-))) bien utiles pour tous..). Des formations concrètes comme hec-entrepreneurs (qu a fait Loic ou d'autres comme K Morizet ou la fondatrice de 1001 listes ou le fondateur de matelsom, etc..) disparaissent au profit de la méthode des cas, si représentative du MBA.. A des systèùmes basés sur notre histoire (qui est plus riche en enseignement que celle des us) et sur la formation intiale (complètement différente de celle des us) et sur notre environnement, on préfère un système basé sur les spécificités américaines.. ce qui fait que HEC par exemple restera au niveau mondial TOUJOURS derrière les grandes universités US.. Seules certaines écoles d'ingénieurs comme Centrale, résistent à ce fameux modèle de MBA, ce qui fait par exemple que les chinois viennent y chercher une alternative à la formation de type MBA qui oriente forcément ceux qui la suivent vers la mentalité anglo saxonne..
D'autres pays en Europe gardent la spécificité de leurs formations comme ils gardent leur langue et leur façon de faire..
Check this point!!

nounours, le 14/09/2006 à 05:44

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