Emmanuel Parody, sa majesté le journaliste
Deuxième mise à jour: comme d'habitude quand je hurle sur mon blog (ce qui arrive très rarement) je passe ensuite du temps à prendre du recul... Donc, je laisse cette note intégralement ici et je pense avoir trouvé la raison essentielle d'une telle réaction de ma part. Passer autant de temps à construire un événement aussi complexe pour entendre parler "d'autocélébration", "de gâchi" et lire des mots comme "pathétique" et "bruit", "inutile", "neant" par quelqu'un qui ne s'est même pas déplacé me rend furieux.
J'admets que j'aurais du me contenir, il y a des fois ou cela doit sortir, je suis humain, toutes mes excuses. Par contre Emmanuel, si tu passais dans le camp de ceux qui essaient de construire plutôt que de rester dans le camp de ceux qui passent leur temps à râler et critiquer, ce serait une bonne idée, non ? Nous pourrions même devenir bons amis, j'en suis sûr.
Disclaimer (-mise à jour: suppression de la première phrase écrite sous le coup de la fatigue et la colère. Toutes mes excuses pour cette phrase restée environ 6 heures en ligne, d'accord avec les commentaires là -dessus)
Mes commentaires ne sont en aucune cas adressés à l'organisation ZDNet.fr et que ses collaborateurs et journalistes ne se sentent pas visés, ils sont strictement personnels et destinés seulement à Emmanuel Parody.
Je m'exprime sur cette note là aussi à titre personnel et non au nom de l'entreprise que je représente même si j'ai bien conscience de l'impact éventuel de cette note, tant pis.
Emmanuel Parody:
"Et là il faut bien le dire ça coince un peu. Nous avons à notre disposition des dispositifs puissants: blog officiel en direct, channel IRC, tags technorati, photos sous Flickr, et bien sûr des dizaines de blogueurs sur place si on en juge la vision un peu effrayante de tous ces participants avec leurs portables allumés. Là où je suis un peu furieux c’est que tout ce dispositif ne parvient qu’à émettre un magma assez incohérent de bruit." [...]
"Bref je suis furieux parce qu’en deux heures de butinage sincère je ne vois rien de cohérent émerger sinon, comme d’habitude, une formidable machine à s’autocélébrer."
Réaction bien compréhensible de quelqu'un qui se sent décidément toujours aussi menacé dans son business par les blogs et tu as bien raison, Emmanuel.
Je t'aurais ajouté à la liste presse volontiers si tu avais pris la peine de m'envoyer un email plutôt que de critiquer sans être même venu ressentir l'ambiance et l'énergie qui régnaient dans ces lieux.
Va donc lire les blogs d'Ethan et de Rebecca, intervenants et présents pendant toute la conférence. Vraiment j'insiste, lis les et ensuite tu me diras si tu n'as pas envie de les rencontrer et s'ils ne font que s'autocélébrer.
Tu en rajoutes une couche dans ton commentaire: "oui après tout c’est logique il fallait y être et payer ce qui nous conduit à ce paradoxe : au pays du blog le vrai contenu de qualité est finalement payant !"
Emmanuel, le coût total de la conférence sur deux jours est de 120 000 €, les 200 € de participation moins les intervenants et la presse ne couvrent même pas la moitié des frais. Tu penses vraiment ce que tu dis, tu es juste stupide ou tu n'as juste pas pris le temps de réfléchir une seconde ?
Je pense plutôt que tu serais volontiers venu si nous t'avions traité comme tu es habitué de l'être, "en majesté". Pour t'avoir parmi nous j'aurais du t'envoyer un carton VIP, te téléphoner, te supplier de venir à notre conférence de presse et te relancer trois fois pour savoir si tu daignais nous faire l'honneur de te déplacer.
Et bien non, tout le monde était le bienvenu à la conférence, tout le monde était invité, sans carton VIP. Tu vois, il y a même de vrais journalistes qui ont pris sur leur précieux temps pour rencontrer nos invités venus du monde entier.
Les personnes présentes ont non seulement payé les 200€ en question mais ont même payé des billets d'avion du Japon, de Hongrie, du Danemark, des Etats-Unis et de tant d'autres pays pour se rencontrer et échanger entre eux, ce qui était bien plus important que le programme lui même. Demande toi plutôt pourquoi ils sont capables d'investir une telle somme pour venir et pour la plupart exprimer leur satisfaction après l'événement.
Un autre commentaire de ta part: "les pires âneries passent comme une lettre à la poste pendant que la salle est occupée à répondre à son courrier."
Et bien non justement, la salle était occupée à commenter ce qui se disait, justement de manière positive et négative, et ne manquait pas de réagir violemment lorsqu'une ânerie apparaissait. Au lieu d'être passive comme dans la plupart des conférences, elle participait, écrivait, commentait et créait en permanence.
Je suis persuadé qu'un jour aussi tu comprendras enfin et même si ce commentaire sera sans nul doute jugé par toi et tes lecteurs comme arrogant, il n'arrive pas à la cheville de ta propre arrogance qui ne daigne pas essayer de comprendre et se borne à critiquer sans même aller voir ce qui se passe de l'intérieur alors que j'ai essayé d'amener les acteurs de ce phénomène à Paris.
Ils sont venus de 30 pays pour expliquer ce qu'ils faisaient et toi tu n'es pas capable d'envoyer un email pour participer ou faire trois stations de métro pour venir nous voir. Certainement préfères-tu rester derrière ton PC et critiquer. Tu as bien raison, là , tu ne risques vraiment rien, certainement pas d'apprendre autant que nous avons tous appris en deux jours.
Toi, tu ne vois que du bruit. Incroyable. Décidément ce sont bien deux mondes qui s'affrontent et ont du mal à se comprendre. Autant je comprenais ton discours il y a deux ans autant là , je crois que tu as vraiment tout faux. D'ailleurs il y a deux ans tu passais ton temps à critiquer les blogs et tu t'y es mis depuis...
Si les 400 blogueurs réunis à Paris ont fait du bruit pour pas grand chose comme tu dis, je dois reconnaître que ton blog Ecosphère a le mérite de ne pas faire de bruit du tout.
Emmanuel mon équipe et moi avons passé des jours et des nuits à préparer cette conférence. Ton jugement me rend furieux à mon tour. Pas pour le fait de nous critiquer, je suis habitué, c'est mon quotidien les critiques sur mon blog.
Si tu étais venu, je les accepterais volontiers, et comme tu le soulignes dans les commentaires, j'accepte les critiques de Cyril et de Bertrand par exemple. C'était très difficile de faire un sans faute et je reconnais qu'il y avait trop de panels et pas assez de "one man show". C'est vrai aussi, j'aurais du organiser un panel avec des jeunes sur le blogging des moins de 18 ans. C'est une idée que j'aurais adoré avoir avant la conférence, c'est bien de l'avoir après pour la prochaine.
Au moins, il sont venus et ont eu un regard équilibré je pense et je l'apprécie. Leurs commentaires négatifs sont précieux pour que nous progressions si nous en organisons une autre. Tu ne regardes que le négatif car tu ne cherches pas à comprendre, tu tapes sans regarder sur quoi tu tapes. Si tu étais venu, tu aurais aussi fait probablement partie de ceux qui ont trouvé que les canapés des déjeuners étaient décevants.
Emmanuel, es-tu juste vraiment médiocre ou est-ce la menace qui pèse sur ton style "old-newmedia"-journaliste-majesté-franchouille qui t'aveugle ?
Lire des articles comme celui qui tu as écrit aujourd'hui me donne tellement envie d'accepter les propositions de mes amis allemands ou espagnols pour aller organiser la prochaine édition dans leurs pays, au moins tu auras moins de bruit et tu n'auras pas de ticket de métro à acheter pour venir.








